uelques conceptions fortes ensuivent de cette analyse descriptive du marché du travail marocain qui devraient
être prises en étude dans l’élaboration de la stratégie nationale de l’emploi.
En premier lieu, certains dénonciateurs font état d’une amélioration de la situation de l’emploi. Par exemple,
le taux de inactivité a baissé au cours de la décade passée pour se assurer autour de 9%, même si les
chiffres liminaires du HCP pointent une légère reprise pour 2014. Par ailleurs, la destruction d’un nombre
grave d’emplois non rémunérés a permis l’amélioration du taux d’emploi salarié, ce qui semble profiter
aux femmes. Ces chiffres ne doivent nonobstant pas cacher l’ampleur des défis d’ordre qualitatif au niveau de
l’emploi. Le taux de salariat augmente, mais en même temps que ceux du sous-emploi, du travail temporaire maroc 
ou catégoriel. Par ailleurs, l’emploi autonome et l’emploi non payé demeurent à des niveaux trop élevés. Ces
indicateurs sont caractéristiques d’une forte impact d’emplois vulnérables, en particulier dans les zones
rurales. La dimension qualitative de l’emploi (promotion d’emplois décents et amélioration des conditions
de travail) devra être un point important de la stratégie nationale de l’emploi.